Archives nationales

Éducation populaire :

engagement, médiation, transmission (XIXe-XXIe siècles)

Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine - Entrée libre et gratuite. #Educpop2019

Affiche d'Alphonse Mucha, « Société populaire des Beaux-Arts ». Imp. F. Champenois ([Paris]), 1897, lithographie, 63 x 46 cm. BnF, Département Estampes et photographies : ENT DN-1 (MUCHA, Alphonse /4)-FT 6. © Gallica (BnF).
Du 9 avril au 18 décembre 2019, les Archives nationales proposent une exposition, un cycle d'ateliers et un colloque consacrés à l'histoire et à l'actualité de l'éducation populaire, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (BnF), le Fonds de coopération de la jeunesse et de l'éducation populaire (Fonjep) ainsi que les universités de Paris-8, Paris-Nanterre et Tours.
Éducation populaire : engagement, médiation, transmission (XIXe-XXIe siècles) est un programme soutenu par la Comue UPL.

Depuis 2013, les Archives nationales sont membres du Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d'éducation populaire (PAJEP). Elles conservent à ce titre plusieurs fonds de militants et d'associations nationales d'éducation populaire sur diverses thématiques (centres sociaux, auberges de jeunesse, chantiers de jeunes volontaires, etc.) entrant en résonance avec les fonds des administrations centrales.

Les ateliers ont vocation à faire connaître ces fonds tout en donnant la parole à des acteurs, des témoins et des chercheurs afin d'interroger l'actualité de l'éducation populaire. Outre les ateliers ici présentés, la programmation inclut une exposition à compter du mois de septembre et un colloque de clôture, le 18 décembre 2019.
 

Affiche d'Alphonse Mucha, « Société populaire des Beaux-Arts ». Imp. F. Champenois ([Paris]),
1897, lithographie, 63 x 46 cm. BnF, Département Estampes et photographies : ENT DN-1 (MUCHA, Alphonse /4)-FT 6.
© Gallica (BnF).

Les ateliers

  • Les colonies et centres de vacances : quelles transformations au fil du temps ?

Mardi 9 avril 2019 de 14h à 17h
Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine - auditorium

Agence photographique Rol, Gare de Lyon, départ d'une colonie de vacances, 1926, 1 photogr. nég. sur verre, 13 x 18 cm. BnF, Département Estampes et photographies : EI-13 (1349). © Gallica (BnF).Véritable phénomène de société, les « colos » ont marqué chaque génération. Depuis la fin du xixe siècle, les colonies et centres de vacances ont accueilli plus de 70 millions d'enfants et des centaines de milliers de moniteurs et de directeurs ont été formés pour les encadrer. Pourtant, le 29 mars 1985, le journal Le Monde titrait « La "colo" n'a plus la cote », annonçant pour la première fois une chute des effectifs des départs. Les raisons évoquées étaient le coût des séjours, la dénatalité, mais surtout un nouvel air du temps : moins d'insouciance, plus d'individualisme, plus d'exigence.
Cet état d'esprit colle aux offres de vacances davantage spécialisées et techniques qui semblent ringardiser les activités liées à l'imagerie d'Epinal des colonies de vacances, de l'enfilage des colliers de perles à la marche en file indienne au rythme d'une chansonnette… Trente ans après cette annonce pessimiste, qu'en est-il de cette mort annoncée ?
Programme complet

 

 

 

 

 

Vidéo : Une journée d'étude sur les colonies de vacances en 1956

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  • Instructeurs/conseillers d'éducation populaire : une action de démocratisation culturelle méconnue

Mardi 14 mai 2019 de 14h-17h
Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine – salles des commissions 3 et 4

Portrait de William Lemit, l'un des premiers instructeurs d'éducation populaire, [années 1940]. Fonds William Lemit, 587J 5.© AD94Dans l'après-guerre, l'administration « Jeunesse et Sports » se dote d'instructeurs d'éducation populaire, mi-artistes mi-pédagogues, chargés d'initier le plus grand nombre à la pratique des différentes disciplines artistiques : théâtre, chant choral, arts plastiques, etc. Soixante-dix ans plus tard, les Conseillers d'éducation populaire et de jeunesse (CEPJ) sont leurs lointains héritiers, avec des pratiques très différentes. Une collecte de plus de 170 témoignages oraux permet aujourd'hui de mesurer l'importance de cette action qui révèle un pan méconnu de l'histoire de la démocratisation culturelle et de l'éducation populaire.
 

  • L'engagement civique de la jeunesse

Mardi 4 juin 2019 de 14h à 17h
Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine – auditorium

Affiche de la première rencontre nationale sur le thème des conseils d'enfants et de jeunes. Fonds Anacej, 20140162/197. © Arch. nat.Ce thème, qui est aujourd'hui d'une actualité brûlante, renvoie à l'histoire de l'éducation à la citoyenneté depuis la Révolution française, qu'elle se fasse « dans » ou « en dehors » de l'école. Ainsi, les programmes d'éducation à la citoyenneté de 2015 reposent sur la transmission de quatre « cultures », dont celle de l'engagement. Instauré en 2016, le « parcours citoyen » encourage les élèves à s'impliquer dans des « projets ou actions éducatives à dimension citoyenne ».
Au travers de l'exemple des actions éducatives de la Fédération de Paris de la Ligue de l'Enseignement, nous verrons comment cette association d'éducation populaire a créé des espaces périscolaires propices à la promotion de diverses formes d'engagement.
Le futur Service national universel (SNU) porte au coeur de son projet l'idée d'engagement de la jeunesse.
Quelle est la place envisagée de l'armée dans ce dispositif alors que le Service national a été supprimé en 1997, en raison d'une remise en cause de la capacité de cette institution à participer à la socialisation de la jeunesse ?

  • Les médiations culturelles et sociales

Jeudi 19 septembre 2019 de 14h à 17h
Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine - auditorium

Un « Bibliobus » en 1947. Fonds Peuple et Culture, 522J 421. © AD94Ces dernières années ont vu se développer un engouement pour la notion de médiation dans le domaine culturel et social. Celle-ci est fondée sur le principe de « passage » et de « lien social » : elle vise à favoriser des espaces et des moments de rencontre entre les milieux culturels et artistiques et les citoyens. Pour cela, elle accompagne les populations en les incitant à se placer au centre de la démarche.
S'il existe une pluralité d'initiatives se réclamant de la philosophie de la médiation culturelle et sociale, quelles sont-elles réellement et où les trouve-t-on ? Se poser cette question conduit également à interroger la généalogie de cette notion : quelle est son histoire ? De quelle façon s'ancre-t-elle dans des discours et des actions plus anciennes ? Enfin, quelle place les associations y tiennent-elles ? S'agit-il d'éducation populaire, de démocratie culturelle ou d'insertion sociale ? Cet atelier vise à faire découvrir et à mieux comprendre la complexité et les finalités d'une seule et même réalité.

  • Rendre la science populaire ?

Jeudi 10 octobre 2019 de 14h à 17h
Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine - auditorium

Stage d'astronomie organisé par les CEMEA [années 1970]. Fonds CEMEA, 512J. © AD94Depuis le XIXe siècle au moins, des femmes et des hommes, à l'intérieur et à l'extérieur du champ académique, ont voulu vulgariser la science, source inépuisable d'édification morale et civique, mais également de plaisir esthétique. L'astronomie populaire en constitue l'un des exemples les plus fameux. Mais cette diffusion de la science a dû affronter deux difficultés : D'abord, comment rendre la science « aimable » ? Et plus encore, comment abolir la frontière entre les savants professionnels, les savants amateurs et ceux qui ne seraient là que pour apprendre ? À l'heure des « sciences participatives », pleins feux sur l'histoire et l'actualité des « sciences populaires »… dans tous les sens de l'expression.

  • Animer les quartiers et les villages : une longue histoire

Jeudi 7 novembre 2019 de 14h à 17h
Archives nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine - auditorium

Portrait-robot de l'animateur.rice idéal.e. © Fonds Francas, 547J. © AD94L'animation socioculturelle est née dans les années 1960, avec l'avènement de la jeunesse comme question de société – les blousons noirs – et l'urbanisation – les grands ensembles. Elle visait à redonner de la vie, de l'âme – « anima » – à des quartiers et à des villages qui étaient supposés la perdre ou en manquer. Plus spécifiquement, elle s'efforçait d'aider les jeunes à prendre en charge leurs loisirs dans une perspective d'éducation populaire.
Son histoire a été fort mouvementée. Quels regards peut-on porter aujourd'hui sur plus d'un demi-siècle d'une activité qui emploie actuellement plus de 200 000 animateurs et animatrices ?

Comité scientifique :
Jonathan Barbier (chercheur associé à la BnF, LaSSP), Laurent Besse (IUT-Université de Tours), François Boddaert (comité d'histoire des ministères chargés de la Jeunesse et des Sports), Jean-Charles Buttier (chercheur associé à l'Université de Genève), Cécile Fabris (AN), Mathias Gardet (Université Paris-8), Sandrine Gill (AN), Jonathan Landau (Fonjep/Pajep), Gilles Raveneau (Université Paris-Nanterre), Clothilde Roullier (AN), Anne Rousseau (AN), Agnès Sandras (BnF).


Contacts :
Clothilde Roullier, clothilde.roullier@culture.gouv.fr
Service éducatif, service-educatif.an@culture.gouv.fr

Bandeau-image, extrait : Présidence de la République Vincent Auriol, reportage du service photographique de l'Élysée, Enfants des familles sinistrées de Dunkerque bénéficiant de la colonie de vacances de Pâques, 20 mars-avril 1953, 9 x 12 cm, Arch. nat., 4AG/445 © Arch. nat. Pôle image

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