Archives nationales

Les jardins du site parisien

3 entrées libres et gratuites : 60, rue des Francs-Bourgeois et 11 rue des Quatre-Fils, 75003 Paris.
Horaires d'ouverture :
Automne-Hiver : tous les jours de 8h00 à 17h00, du dernier dimanche du mois d'octobre au dernier samedi du mois de mars.
Printemps-Été : de 8h00 à 20h00, du dernier dimanche du mois de mars au dernier samedi du mois d'octobre.
Geo localisation

La biodiversité aux Archives nationales

Installation d'une ruche sur le toit du bâtiment Chamson
Dans le cadre d'une approche bio-éthique de la gestion des jardins et pour avoir un rôle actif dans la reconquête de la biodiversité, les Archives nationales ont passé une convention avec l'association des apiculteurs "Les trois mousquetaires" créée par les agents du Crédit municipal. La ruche a été installée sur le toit du bâtiment Chamson.
Les jardins des Archives nationales accueillent et "nourrissent" déjà les abeilles du rucher du Crédit municipal ; la ruche installée constitue un refuge de proximité pour ces abeilles domestiques qui permettent une excellente pollinisation des végétaux et participent à la bonne gestion de nos jardins, exempts de pesticides.

Les jardins par l'architecte-paysagiste maître d'œuvre Louis Benech
Le jardin de l'hôtel de Rohan, restauré en 2008, le jardin de Rohan est amélioré sur ses frontières et son fond de scène. Les rideaux de platanes seront relevés. Dans la demi-lune plantée figurant le fond de scène, le platane central a été soustrait afin de suggérer le lien d'autrefois entre les deux hôtels. La haie de troène est remplacée par des charmes Sur le côté nord, des paravents de pyracantha éloignent visuellement la partie basse du Caran sans l'obstruer. Au sud, ce sont les haies du cabinet de verdure qui forment un nouvel espace. Dans la partie occidentale du parterre sur l'emplacement de l'ancien bassin, quelques pins parasol, viennent compléter le jardin et troubler la façade de l'aile Louis-Philippe.


Le jardin des hôtels d'Assy et de Breteuil sont caractéristiques des petits jardins de ville en vogue sous la monarchie de Juillet et le Second Empire. Le projet conserve leur atmosphère romantique et intime et retrouve le dessin ancien du massif situé devant l'hôtel de Breteuil. La rivière est aménagée avec un ouvrage de rocaille et de fougères. Le vrai marronnier d'Inde, sujet unique à Paris, est enrichi par un virgilier, un albizzia et le rare catalpa fargessi. L'if est allégé et égayé par une vigne coignetiae et une glycine de Chine. Les persistants préservés seront adoucis par une sélection d'arbustes à fleurs : seringat, deutzia, lilas, weigela, pivoine arbustives pour les zones solaires ; fuchsia, aucuba de collection, phillyrea et osmanthe pour les ombrages. Les bords du ruisseau sont réaménagés de quelques massifs de vivaces de terrain humide : carex pendulum, fougère femelle, consoude, reine des prés, lysimaques.


 


Jardins de Louis Benech, la volièreJardin de l'hôtel de Fontenay fort des deux pavillons que l'on remarque encore sur l'atlas Vasserot de 1807, le projet installera deux gloriettes en treillage. L'atmosphère délicieuse de ce jardin à l'esprit d'Achille Duchêne (paysagiste français 1866 – 1947) sera revue en finesse. Le parterre central sera planté d'un « mille fleurs » en allusion à Dezallier d'Argenville (naturaliste et historien d'art français 1680 – 1765). Les vivaces règneront à la hauteur des buis. Certains persistants du pourtour laisseront place à des buis des Baléares, althéas et anémones du Japon.

Le jardin de l'hôtel de Jaucourt est refermé par des plantations d'appui en persistants (arbousier, néfliers du Japon) et, est traité en verger. L'alignement des poiriers Chantecleer le long du bâtiment Chamson recadre l'ancien parcellaire sur une prairie fauchée plantée régulièrement de pommiers et de cognassiers. Ce pré est enchâssé dans des pelouses tondues. Le long de l'hôtel, la haie d'ifs est sculptée de façon à allier formalité et rondeur.

Ruelle de la Roche deux idées sont conciliées, la fermeture inspirée des anciens tracés des écuries de l'hôtel de Soubise, évoquée par une haie dans l'alignement de l'aile Braibant au nord, et au sud des treillages issus du fond du jardin de l'hôtel de Jaucourt – et la transparence dans le traitement des délimitations des jardins des hôtels d'Assy, de Breteuil et de Fontenay au sud. Le treillage est recouvert de lierre. Aux tulipiers et micocouliers présents sont ajoutés quelques pins parasol comme guide de la promenade. La partition en trois de l'espace de la ruelle en allongera la perspective et l'adoucie. Au nord, sur l'emprise des anciennes écuries, la haie en retrait d'un nouveau jardin vient fermer l'espace. Le muret de soutènement du terre-plein en terrasse est en partie recouvert de jasmin nudiflore et ponctué d'assises. Au fond de la ruelle, en attendant la réouverture du passage vers la rue Barbette, sera installée une paroi réfléchissante troublant la perspective.

Le livret jardins {pdf}