Archives nationales

Projet scientifique culturel et éducatif 2013-2016

Un projet pour aujourd'hui et demain


Moderniser, pérenniser, restituer
Créées au moment de la Révolution française, les Archives nationales assurent la collecte, la conservation et la mise en valeur des archives centrales de l'État, notre patrimoine national. Près de 300 kilomètres linéaires d'archives, du VIe siècle à nos jours, nous sont confiés et, grâce à la mise en service du nouveau site à Pierrefitte-sur-Seine, le plus grand Centre d'archives d'Europe, les Archives nationales pourront conserver jusqu'à 600 kilomètres linéaires d'archives. Elles sont aujourd'hui installées sur trois sites : Fontainebleau, Paris et Pierrefitte-sur-Seine, ce dernier étant ouvert au public en janvier 2013.
Le Projet scientifique, culturel et éducatif (PSCE), perspectives d'action pour 2013-2016, adopté en 2012, permet aux Archives nationales d'être non seulement les garantes de la pérennisation de l'accès des citoyens à la mémoire vivante de l'État et des grands acteurs de notre histoire, mais aussi de renouveler leurs services au public et leur politique d'archivage.
Afin de mener à bien leurs missions, les Archives nationales emploient plus de 500 agents.

De nouveaux services pour les publics
Améliorer l'accès aux sources de l'histoire : les archives d'un clic
Afin de développer l'accès à distance, ou accès virtuel, l'offre numérique repose sur deux priorités : la publication en ligne de l'ensemble des instruments de recherche (salle des inventaires virtuelle) et la numérisation de fonds d'archives. Les services offerts par les Archives nationales continueront de se diversifier afin de permettre un accès sur place ou à distance du public des chercheurs, amateurs ou universitaires, proches ou géographiquement éloignés. Par ailleurs, la très riche bibliothèque des Archives nationales sera prochainement accessible par des communications en salle de lecture sur le site de Paris.

Développer les recherches scientifiques
À travers un programme de classement et de rédaction d'instruments de recherche, de publications traditionnelles ou en ligne, de journées d'étude et de partenariats avec les universités et les centres de recherche, les Archives nationales ont défini plusieurs axes prioritaires pour mieux faire connaître, rendre exploitables et mettre en valeur les fonds qu'elles conservent.

Quelques exemples des programmes de travail :

  • L'individu dans la société
  • L'histoire de l'acquisition de la nationalité française
  • Histoire de l'État et de l'administration
  • Les grands corps de l'État : chancellerie royale, le Conseil du roi, le parlement de Paris
  • Le personnel administratif (prosopographie, papiers privés, image politique) : grands officiers royaux, hommes politiques, cabinets ministériels)
  • La politique de l'État en matière économique, sociale, éducative et culturelle
  • L'analyse d'une institution culturelle publique : les Archives nationales
  • La France en guerre Les commémorations nationales du centenaire de la Première Guerre mondiale
  • La Seconde Guerre mondiale : résistance, déportation, persécution
  • La France après-guerre : la reconstruction
  • Du territoire à la ville, de la ville au bâti Paris depuis le Moyen Âge
  • L'aménagement du territoire, les transports Préserver notre environnement, le climat change: les archives de Météo France
  • Les fonds d'architectes
  • Les sciences auxiliaires de l'histoire
  • Les actes rédigés par les notaires : aux sources de la loi L'étude des sceaux, des manuscrits, des noms de personnes, de lieux


Diversifier l'offre culturelle et éducative
Les Archives nationales proposent une médiation renouvelée et diversifiée autour des archives, de leur matérialité, de leur contenu et de leur contenant  par :
- un parcours permanent dans l'hôtel de Soubise, une programmation d'expositions aux formats variés sur le site de Paris qui seront complétées par une offre spécifique sur les sites de Fontainebleau et de Pierrefitte, des circuits de visite mettant en valeur, à Paris, les hôtels du XVIIIe siècle, les grands dépôts historiques, des journées portes-ouvertes de découverte sur les trois sites ;
- la participation aux commémorations de la Première Guerre mondiale,
- une offre pédagogique, qui accueille aujourd'hui près de 13 000 scolaires chaque année, présente à Paris et Pierrefitte, destinée aux publics scolaires et universitaires qui s'enrichira et pourra s'ouvrir à un public élargi.
Pour une nouvelle stratégie de l'archivage
Accueillir et conserver de nouveaux fonds d'archives

Avec l'ouverture du site de Pierrefitte-sur-Seine les Archives nationales disposent désormais d'un outil pour accueillir les archives dans des conditions optimales de conservation. Fortes de leur expertise en ces domaines, elles amplifieront leurs actions en matière de conservation préventive et de restauration du patrimoine le plus fragile. À Pierrefitte-sur-Seine, la conservation de l'ensemble des fonds postérieurs à la Révolution offre une approche cohérente par grands domaines d'activité de l'État ; les espaces mis à disposition permettent le développement de la collecte des archives contemporaines des administrations centrales et des grands établissements publics nationaux et, surtout, la reprise de la collecte d'archives privées d'intérêt national (archives d'hommes politiques, d'associations, etc.).
Deux priorités ont été définies pour le site de Paris : mieux conserver les archives médiévales et de l'Ancien Régime et reprendre la collecte des archives notariales parisiennes.
Des défis stratégiques à relever pour le site de Fontainebleau : offrir des réponses aux administrations qui se trouvent confrontées à la production de fonds d'archives très volumineux, tels les dossiers nominatifs (carrière, naturalisation, contentieux), à la production d'archives électroniques ou encore d'archives audiovisuelles ; offrir, pour la communauté professionnelle et scientifique, une nouvelle possibilité pour la préservation des fonds privés d'architectes, qui connaissent des problématiques semblables.

L'archivage électronique : une expertise éprouvée au service de l'e-administration
Pionnières au plan international, les Archives nationales sont lancées depuis 1984 dans les expériences d'archivage électronique : elles conservent à ce jour 15 téraoctets de données. Aujourd'hui, tout devient numérique et dématérialisé, depuis le développement de la e-administration jusqu'aux domaines de la photographie et de l'audiovisuel. Cette mémoire dématérialisée doit, tout comme les archives sur papier, faire l'objet d'un archivage définitif et rester accessible si les Archives nationales veulent continuer d'assumer leurs missions.
Le projet d'archivage électronique des Archives nationales, baptisé VITAM (Valeurs immatérielles transférées aux Archives pour mémoire), et qui devrait être opérationnel dans les trois années à venir, sera mené en partenariat avec les autres institutions chargées de la conservation du patrimoine électronique.

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  • Synthèse à mi-parcours

PSCE 2013 – 2016 Projet scientifique, culturel et éducatif (PSCE). Synthèse à mi-parcours.