Archives nationales

Cartier fils

Recueil de dessins originaux pour projets de tissus, tapis, moquettes, tapisseries et vues de décoration intérieure

Album Cartier Fils - Projets pour tissus,tapis,moquettes,tapisseries et vues de décoration intérieure

En 1998, les Archives nationales ont acquis un recueil rassemblant des dessins originaux provenant de la Maison Cartier fils, fabricant et marchand de tissus. À l'instar des albums commerciaux regroupant des échantillons destinés à faciliter le choix des clients, ce recueil présente un florilège de projets de tissus, tapis, moquettes ou tapisseries représentés à la gouache, à l'aquarelle, à la mine de plomb ou à la pierre noire. Quelques vues générales d'intérieur s'ajoutent aux nombreux motifs floraux ou géométriques, dans l'esprit du style Louis-Philippe. Non annoté, cet album ne permet pas de référencer les modèles, mais il donne une bonne idée de la diversité des étoffes et tapis commercialisés par la maison (satins, lampas, damas, velours de soie).
Cote : CP/AB/XIX/*/4414/7

Derrière le nom Cartier fils se trouve une lignée issue de l'industrie de la soierie tourangelle.
Le père, François Cartier, connu également sous le nom de Cartier-Rose, est fabricant et négociant de tissus, actif à Tours durant la seconde moitié du xviiie siècle. En 1801, il obtient une mention honorable à l'Exposition publique des produits de l'industrie française organisée à Paris. L'année suivante, alors associé à son fils, André Joseph Cartier, dit Cartier fils (?-1830), il reçoit une médaille d'argent. Le jury relève que « les étoffes […] exposées cette année sont plus belles : les dessins sont d'un goût pur ; circonstance importante, parce qu'elle contribue à étendre la consommation de ces soieries, et par conséquent à ranimer l'industrie d'une ville intéressante. » André-Joseph est établi à Paris depuis le début des années 1790. Il commercialise les étoffes familiales au 315 rue de la Loi (qui deviendra le 83 puis le 75 rue de Richelieu). Cette reconnaissance officielle lui permet de figurer dès 1804 parmi les fournisseurs réguliers de la Maison de l'Empereur puis de la Maison du roi. Le fils cadet d'André Joseph, Henry Frédéric Cartier fils (1797-1865) prend sa suite sous la monarchie de Juillet. Le recueil conservé aux Archives nationales semble dater de cette période.

Cartier fils. Recueil de dessins originaux pour projets de tissus, tapis, moquettes, tapisseries et vues de décoration intérieure
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La Maison Cartier fils continue son activité jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Si, en 1859, les sociétés Duplan et Hamot succèdent à Henry Frédéric Cartier, le nom de Maison Cartier fils est perpétué jusqu'en 1890, un an après l'achèvement de la succession de Marie-Louise Rousselle, veuve de Henry Frédéric, décédée en 1885. À partir de 1891, la Maison Hamot, apparentée à la famille Rousselle, figure seule au Bottin du commerce et conserve la boutique de la rue de Richelieu. La Maison Hamot cesse son activité en 1999. Le fonds de la société commerciale Hamot est aujourd'hui conservé aux Archives départementales de la Creuse. Trois ventes Hamot ont été organisées à Drouot de 2003 à 2006 et ont présenté plusieurs tissus estampillés Cartier fils.

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