Archives nationales

Le billet de congé de François Noisot, garçon perruquier

Billet de congé imprimé de François Noisot, garçon perruquier parisien, 29 septembre 1783.
Paris, Archives nationales, Y//18724/B.


Billet de congé imprimé de François Noisot, garçon perruquier parisien, 29 septembre 1783. Paris, Archives nationales, Y//18724/B.

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Souvent, les ouvriers abandonnent leur boutique pour aller travailler chez un autre maître, offrant un meilleur salaire.

Le certificat de congé, instauré en 1749, est une des armes inventées par les corporations pour discipliner les ouvriers et contrôler le marché du travail.
Dans ce billet de congé, la corporation des perruquiers autorise un perruquier, Riom, rue de Richelieu, à embaucher un garçon perruquier, François Noisot. Riom a plus tard ajouté que Noisot avait travaillé cinq mois pour lui et qu'il en était « contant ».
Pour trouver un nouvel employeur, Noisot devait se présenter avec ce document complet au bureau de la corporation, qui servait de bureau de placement.
Noisot s'est noyé en se baignant dans la Marne quelques jours après avoir quitté Riom, sans s'être présenté au bureau de la corporation. Le document figurait parmi les papiers retrouvés sur son cadavre, repêché par la maréchaussée à Charenton.