Archives nationales

L'enlèvement des boues

Copie d'une lettre circulaire du lieutenant général de police aux syndics des commissaires sur les sonneurs, adressée au commissaire Gillet, 14 décembre 1776.
Paris, Archives nationales, Y//13728

Copie d'une lettre circulaire du lieutenant général de police aux syndics des commissaires sur les sonneurs, adressée au commissaire Gillet, 14 décembre 1776. Paris, Archives nationales, Y//13728

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« Le magistrat faisait marcher toutes les roues dont l'ensemble produisait l'ordre et l'harmonie » (J. Peuchet, 1789). Avec les circulaires qu'il adresse régulièrement aux représentants de la compagnie des commissaires, le lieutenant général de police organise avec minutie le travail de ses subordonnés et de leurs auxiliaires (ici les responsables de l'enlèvement des boues) dans les 20 quartiers de police parisiens. Les syndics sont chargés de répercuter les ordres du chef de la police auprès de tous leurs confrères.

« Copie de la lettre écrite à Messieurs les syndics, ce 14 décembre 1776.
Il est nécessaire, Messieurs, pour que l'enlèvement des boues puisse être fait chaque jour, dans cette saison, de le commencer à 8 heures du matin au plus tard, et qu'une partie des rues soit déjà balayée. Il convient en conséquence de faire marcher la sonnette exactement tous les jours à 7 heures 1/2. Je vous prie d'en prévenir promptement Mrs vos confrères anciens de chaque quartier, de les prier d'en donner l'ordre au sonneur et de veiller à ce qu'il s'y conforme, et à ce qu'il parcoure chaque jour un très grand nombre de rues. Je suis informé que les sonneurs en général font mal leur travail. Recommandez à Mrs vos confrères, je vous prie, de leur prescrire la plus grande exactitude, de commencer leur service par les rues où l'enlèvement se fait d'abord et de parcourir les rues lentement, en finissant par celles où l'enlèvement des boues doit finir, afin qu'il y ait assez et moins d'intervalle possible, entre le balayage et l'enlèvement des boues.
Je suis très parfaitement, Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur. Signé Lenoir
[Copie adressée] à Monsieur le commissaire Gillet, rue du Petit Pont
»