Archives nationales

La halle aux grains

Plan pour la construction de la halle aux blés à l'emplacement de l'ancien hôtel de Soissons, [1764].
Paris, Archives nationales, N/III/Seine/233/2


Plan pour la construction de la halle aux blés à l'emplacement de l'ancien hôtel de Soissons, [1764]. Paris, Archives nationales, N/III/Seine/233/2

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À partir de 1762, la construction de la halle aux grains à Paris, sur l'emplacement de l'Hôtel de Soissons, est soutenue par le gouvernement royal, le lieutenant général de police et le prévôt des marchands. La nouvelle halle est constituée de deux galeries concentriques, ouvertes sur l'extérieur par vingt-quatre arcades et surmontées d'un vaste grenier voûté. Ces galeries renferment les locaux de la police des Halles et du contrôle des poids et mesures. Pour améliorer les conditions de stockage des grains et des farines, le lieutenant de police Lenoir soutient en 1782-1783 la construction d'une coupole de bois par les architectes Legrand et Molinos, afin de couvrir la halle jusqu'alors restée ouverte. La coupole fait l'admiration des voyageurs européens. L'agronome Arthur Young affirme dans Voyages en France ne connaître « aucun bâtiment public en France et en Angleterre qui le surpasse ». La protection du consommateur contre la faim et la mise en scène de l'abondance supposent la bonne organisation matérielle des marchés. Le développement d'infrastructures urbaines sur les ports et dans les espaces de vente y contribue.