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Jeanne Moyon, maquerelle publique

Estampe, [1750].
Paris, Archives nationales, AD/III/7, pièce 242.

La Maquerelle publique, estampe, 1750. Paris, Archives nationales, AD/III/7
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Cette estampe, annotée par le substitut du procureur du roi au Châtelet de Paris, Thomas-Simon Gueullette, par ailleurs auteur de pièces de théâtre, représente la peine infligée à Jeanne Moyon. Sous le titre L'ordre et la marche qui ont été observés samedi 11 juillet 1750 par une maquerelle publique et ses complices, il a ajouté à la plume : « Elle se nommait Jeanne Moyon, les complices Michel Louis Benoist, Marguerite Monroy et Marguerite Courteau. »
Après avoir été fouettée et marquée, Jeanne Moyon a été conduite par les rues sur un âne tiré par le bourreau, coiffée d'un chapeau de paille, torse nu, la tête tournée vers la queue qu'elle tient dans ses mains, avec un écriteau « maquerelle publique ».
Le chroniqueur Barbier note : « Cette exécution a beaucoup diverti le peuple ». C'était probablement le but, à peine deux mois après l'émeute de mai 1750, de cette mise en scène publique d'une peine par ailleurs rarement appliquée.