Archives nationales

La police des Lumières

Ordre et désordre dans les villes au 18e siècle

Cette exposition programmée à l'origine du 11 mars au 30 juin 2020 a été reportée suite à la crise sanitaire de la Covid19.

Du 18 septembre 2020 au 18 janvier 2021

La police des lumières. Ordre et désordre dans les villes au XVIIIe siècle Exposition du 11 mars au 29 juin 2020 - Site de Paris

À travers environ 200 documents originaux provenant en grande partie des fonds du Châtelet de Paris mais aussi de la bibliothèque de l'Arsenal, la prochaine exposition des Archives nationales qui se déroule à l'hôtel de Soubise, illustre l'émergence d'une police professionnalisée à Paris et dans les villes en pleine expansion du 18e siècle.

Le siècle des Lumières est en matière de police un moment d'échanges intenses, de réflexions et d'expérimentations.
Dans les capitales des "despotes éclairés" ou dans l'Écosse d'Adam Smith, les transformations de la police sont inséparables de l'optimisme du mouvement des Lumières. Certains responsables de l'ordre public font même de la police une "science du bonheur", destinée à assurer la "félicité des hommes en société". Pour les administrateurs et les magistrats épris de certaines idées des Lumières, la police est conçue comme une institution « amélioratrice » et un instrument au service du progrès et du développement urbain.



 


Pièce 242. Dessin d'une mère maquerelle [Dame Moyon?] montée sur âne, 11 juillet 1750 Cote : AD/III/7/242L'exposition a ainsi l'ambition d'illustrer cette rencontre entre la police et les Lumières, sans prétendre les confondre.
Car cette police d'Ancien Régime a aussi son côté sombre renvoyant à une organisation sociale violemment inégalitaire. C'est pourquoi elle n'hésite pas, notamment à Paris, à utiliser des moyens de lutte expéditifs contre tous ceux qui sont considérés comme indésirables : mendiants et vagabonds, migrants mal insérés, prostituées, imprimeurs, écrivains et pamphlétaires, fils libertins, épouses débauchées, enlevés, enfermés sans autre forme de procès. La sûreté des bons citoyens a pour revers un arbitraire policier qui nourrit les réticences, les colères et parfois les rébellions de tous ceux que la vie fragile menace. L'enfermement par ordre du roi – sous la forme des lettres de cachet – frappe le faible comme le puissant à Paris grâce à l'effroyable efficacité de la police. L'arbitraire, l'opacité de la police comme son recours à l'espionnage, sont de plus en plus débattus et critiqués en France comme en Europe à la fin du 18e siècle, afin de borner et de placer sous contrôle ses moyens accrus et ses agents tout-puissants.

Par les débats toujours actuels qu'elle suscite sur les libertés, le pouvoir de l'administration ou celui des juges, la censure et la régulation des nouveaux médias, l'intervention des pouvoirs publics dans le domaine des produits de première nécessité, la police du 18e siècle interroge aussi notre temps.

Enfin, l'exposition accorde une place particulière aux gestes et aux mots des hommes et des femmes du peuple, et à leurs sentiments mêlés, entre attentes de justice, craintes et colères, à l'égard d'une police qui se veut porteuse d'ordre et de "civilisation".
Exposition réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France.

Communiqué de presse {Pdf/162Ko}
Dossier de presse {Pdf/1 Mo}
Livret de l'exposition
{Pdf/973Ko}

Un jour, une histoire

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  • Jeanne Moyon, maquerelle publique

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  • Vol chez Jean-Jacques Rousseau

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  • Nicolas Sellier et Marie Agnès Leroy, arrêtés ruelle des Marais, trouvés en postures indécentes

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  • Le commissaire Chauvin raconte … une émeute pour le pain

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  • « Trouvé un enfant femelle rue des Bernardins »

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  • Michel Klen, gagne-denier, ivre d'eau-de-vie, noyé et repêché dans la Seine

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  • Le commissaire Poget rapporte à l'audience de police

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  • Le billet de congé de François Noisot, garçon perruquier

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  • Plan de la foire de Saint Ovide 1776

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  • Le sous-main du commissaire Mouricault

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  • Perquisition chez Denis Diderot

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  • L'enlèvement des boues

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  • La halle aux grains

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  • Les partenaires
     
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Le Monde Magazine L'Histoire

 

Autour de l'exposition

  • Catalogue de l'exposition

Catalogue de l'exposition
Collectif sous la direction de Vincent Denis, Vincent Milliot et Isabelle Foucher.
Prix 35 euros. ISBN : 978-2-07-288629-4
Date de parution, 5 mars 2020
Archives nationales en coédition avec Gallimard

 

 


 

  • Accompagnement pédagogique

Pour les enseignants : visite de l'exposition et présentation de pistes d'exploitation pédagogique
Mercredi 30 septembre de 14h30 à 16h00
Réservation obligatoire auprès du service éducatif
 
Pour les classes :visite-atelier : L'Encyclopédie
Surveillée, interdite par deux fois, l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, éditée sous la direction de Diderot et d'Alembert de 1751 à 1772, rassemble, renouvelle et vulgarise l'ensemble des connaissances disponibles au XVIIIe siècle. Après avoir découvert les volumes conservés à la Bibliothèque historique des Archives nationales, les élèves rédigent ou illustrent une notice dans l'esprit des Lumières, selon une thématique définie avec l'enseignant.
Durée : 2h en classe dédoublée
Tarif : 50 euros pour la classe
Tarif réduit (REP, REP+ et établissements de Plaine Commune) : 25 euros

Visite libre
Sous la conduite du professeur. Inscription obligatoire auprès du service éducatif
     
Renseignements, réservation :
Lundi, mardi et jeudi de 14 h à 17 h30 et mercredi de 9h à 12h30 et de 14 h à 17 h30
Tél. 01 75 47 20 06 et service-educatif.an@culture.gouv.fr


  • Informations pratiques

Exposition du lundi au vendredi de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermeture le mardi, le 25 décembre et le 1er janvier.
Gratuit
60 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
Métro ligne 1 et ligne 11 Hôtel de Ville et Rambuteau

Visuel du bandeau : L'Arrivée à la Salpêtrière d'un convoi de prostituées, dessin de Savard, gravure de Duparc, 18e siècle, 41 x 53 cm. Extrait. Musée de l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris, 64bis. © AP-HP / F. Marin