Archives nationales

Plan de la foire de Saint Ovide 1776

Observations sur le service de la garde à la foire, place de Louis XV, 1775. Paris, Archives nationales, Y//12227.

Plan de la foire de Saint Ovide 1776

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Afin d'attirer les Parisiens sur la promenade des Champs Élysées, la foire Saint Ovide, auparavant située place Vendôme, est transférée en 1771 à la place Louis XV [place de la Concorde].
Ainsi que nous l'indiquent les « Observations sur le service de la garde » de 1775, la police de la foire, qui se tient de la mi-août à la mi-septembre, consiste essentiellement à fluidifier la circulation et ainsi développer le commerce :

« Les factionnaires posés aux différents postes devraient principalement faire marcher les voitures en sorte qu'elles n'incommodent point les marchands et ne masquent point leurs boutiques.
Cependant il arrive que des voitures vides s'arrêtent devant les boutiques pour attendre leurs maîtres qui sont allés se promener ou qui sont aux spectacles ;
Et aussi que des particuliers étant dans leurs voitures font arrêter devant des boutiques et y demeurent demie heure, une heure, et quelquefois plus pour se procurer la vue de ce qui se passe dans les boutiques, ou faire reposer leurs chevaux.
Ces voitures arrêtées empêchent la circulation des autres et empêchent la descente des particuliers qui voudraient venir acheter.
Une voiture ne doit s'arrêter devant une boutique qu'autant que le maître est dans cette boutique, et elle doit le suivre quand il en change.
Si la garde ne peut venir à bout de faire ce service, il est inutile alors de payer un si grand nombre de soldats ; et il ne sera besoin à la foire que de 12 hommes compris le caporal, commandés par un sergent d'ordre, pour servir aux différentes rixes qui peuvent survenir, et à la garde des marchands pendant la nuit ».

Le plan réalisé par Moreau, architecte de la Ville, en 1776 prévoit une organisation très géométrique et aérée de la foire : au centre des différentes voies de circulation qui seront pavées, le corps de garde peut surveiller la circulation et les 150 boutiques (bijoutiers, merciers, marchands de pain d'épice, cafés et spectacles) ; à l'arrière, des gazons entourés de barrières ».

À la suite d'un incendie en 1776, la foire disparaît en 1777.