Conférences et journées d'étude
La Seconde Guerre mondiale : archives ouvertes, archives exploitées ? 10 ans après la dérogation générale
Du 17 novembre au 18 novembre 2026
Date et horaire
Du 17 novembre au 18 novembre 2026
9h - 18h30
Lieu
Auditorium - Pierrefitte-sur-Seine
Public
Tous publics
Tarif
Gratuit
Le 24 décembre 2015, un arrêté de dérogation générale ouvrait, par anticipation, 1,2 kml d’archives publiques relatives à la Seconde Guerre mondiale qui n’étaient pas encore librement communicables. Cet arrêté, qui vise essentiellement des archives de juridictions et de police judiciaire, s’inscrivait dans un long processus d’ouverture engagé en 1998.
Dix ans après, quel est le bilan de cette ouverture ? A-t-elle rencontré des obstacles ? A-t-elle suscité de nouvelles collectes, le classement et la valorisation de nouveaux fonds ? Quelles perspectives permet-elle de dessiner ? Au-delà du seul contexte de l’arrêté de dérogation, quelle est la place aujourd’hui de la recherche historique sur la Seconde Guerre mondiale ?
Le colloque « La Seconde Guerre mondiale : archives ouvertes, archives exploitées ? 10 ans après la dérogation générale » propose de faire le point sur ces questions en croisant le regard d’archivistes, d’historiens et de juristes.
Colloque organisé par le Service interministériel des Archives de France, en partenariat avec les Archives nationales, la Direction de la mémoire, de la culture et des archives du ministère des Armées et des anciens combattants, de la Direction des archives diplomatiques du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, du Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA / CNRS-EHESS), du Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS / université Paris I-Panthéon Sorbonne), de l’université Paris Est-Créteil.
Mardi 17 novembre
9h00 : Accueil des participants
9h30 : Mot d’accueil par Marie-Françoise Limon-Bonnet, directrice des Archives nationales, ou son représentant
9h35 : ouverture par Bruno Ricard, chef du Service interministériel des Archives de France, et Gilles Morin, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / CNRS, UMR 8054
Session 1 : La genèse politique et juridique de l’arrêté du 24 décembre 2015
Présidence : Claire Miot, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Aix/Mesopolhis, UMR 7064
10h00-10h20 : Les arrêtés de dérogation générale avant l'arrêté du 24 décembre 2015, par Noé Wagener, professeur de droit public à l'université Paris-Est Créteil (laboratoire Marchés, Institutions, Libertés)
10h20-10h40 : La « pétition fantôme » des historiens, par Gilles Morin, chercheur associé au CHS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / CNRS, UMR 8054
10h40-11h00 : De la décision politique à l’écriture de l’arrêté, par Bruno Ricard, chef du Service interministériel des Archives de France
11h00-11h20 : Pause
11h20-11h40 : L’accès aux archives comme enjeu politique par Pierre-Yves Bocquet, ancien conseiller à l’Élysée, directeur-adjoint de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage
11h40-12h20 : Le périmètre de l’arrêté : une discussion interministérielle, avec Marion Veyssière, responsable du département de la Justice et de l’Intérieur des Archives nationales de 2012 à 2021, Aurélien Conraux, chef du bureau de la politique des archives et des bibliothèques au ministère des Armées et des anciens combattants, Pascal Even, chef du département des Archives aux Archives diplomatiques de 2013 à 2017
12h20-12h50 : Discussion
12h50-13h00 : Pastilles de films de l’ECPAD
13h00-14h00 : Déjeuner
Session 2 : La mise en œuvre de l’arrêté : ouverture et contraintes
Présidence : Raphaël Baumard, sous-directeur du pilotage, de la communication et de la valorisation des archives au Service interministériel des Archives de France
14h15-15h45 : Regards croisés de l’archiviste et du chercheur
- De la publication au Journal officiel à la consultation en salle de lecture : la mise en œuvre concrète de l’arrêté du 24 décembre 2015 aux Archives nationales et ses prolongements, par Violaine Challéat-Fonck, responsable du département de la Justice et de l’Intérieur des Archives nationales, et Thomas Vaisset, maître de conférences en histoire contemporaine, université Le Havre-Normandie
- Le « voyage au Blanc » dans les archives du Dépôt central des archives de la justice militaire (DCAJM), par le capitaine Laurent Courtay, chef du DCAJM, et Robin Leconte, docteur en histoire contemporaine, agrégé préparateur à l’ENS Paris-Saclay-ISP
- La mise en œuvre de l'arrêté dans les archives départementales, l'exemple de la Haute-Garonne, par Anne Goulet, directrice des Archives départementales de la Haute-Garonne, et Cécile Vaissié, docteur en sciences politiques, professeur des universités à l'Université Rennes 2
15h45-16h : Discussion
16h-16h20 : Les secrets qui résistent aux dérogations générales, par Marie Cornu, directrice de recherche au CNRS émérite, Institut des Sciences sociales du politique (ENS Paris-Saclay, université de Nanterre)
16h20-16h30 : Discussion
16h30-16h50 : Pause / Interlude
17h00-18h30 : Au choix
-
Pièce de théâtre « Jouer l’archive - octobre-décembre 1940 » sur la législation antisémite de l’État français par la compagnie du Théâtre Variable n°2
Sur inscription (gratuit) – places limitées
- Dialogue autour de films et reportages sur la Seconde Guerre mondiale conservés à l’ECPAD, avec Cécile ROGER, cheffe du pôle des archives à l’ECPAD et des historiens (à préciser)
18h30 : Cocktail
Mercredi 18 novembre
9h : Accueil des participants
Session 3 : Les effets de l’arrêté sur la recherche en archives
Présidence : Marie-Bénédicte Vincent, professeure d'histoire contemporaine à l'ENS Paris-Saclay
9h30-11h : L’ouverture des fonds : quel bilan ?
- L'application de la dérogation générale aux Archives nationales, un chantier au long cours, par Pascal Raimbault, chargé d’études documentaires au département de la Justice et de l’Intérieur aux Archives nationales
- L’ouverture des fonds de la Seconde Guerre mondiale au Service historique de la Défense (SHD) : retours d’expériences à Vincennes et Caen, par Jean-Christophe Lucas, chef du bureau de la communicabilité et de l’accès aux fonds au Centre des archives de Vincennes du SHD, et Alain Alexandra, chef du Centre des archives de Caen du SHD
- De la dérogation de 2015 à l'ouverture du fonds du procès Papon, quel bilan de l'ouverture des fonds de guerre girondins (2015-2025), par Agnès Vatican, directrice des Archives départementales de la Gironde
- Ouvrir encore ? Les demandes d’accès relatives à la Seconde Guerre mondiale au prisme de l’observatoire des dérogations, par Élodie Voillot-Blanchard, chargée de l’accès aux archives au Service interministériel des Archives de France
11h00-11h15 : Discussion
11h15-11h30 : Pause
11h30-12h30 : De nouvelles recherches pour de nouvelles demandes ?
- Les archives privées et familiales : pour une autre approche de la Seconde Guerre mondiale par François Rouquet, professeur émérite d’histoire contemporaine, université de Caen-Normandie, HisTeMé-ER7455 (en partenariat avec le Mémorial de Caen) – sous réserve
- 2015-2026, des archives plus ouvertes, par Pierre Quernez, chef du département patrimonial, et Cécile Lombard, responsable des archives, Préfecture de Police
- Revisiter la Seconde Guerre mondiale à Lyon et dans le Rhône : archives et nouvelles perspectives, par Bruno Galland, directeur des Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon, et Sylvie Altar, enseignante agrégée, historienne attachée au LARHRA (université Lyon 2 et 3)
12h30-12h40 : Un grand projet de valorisation du SHD : la numérisation des dossiers de résistants (GR 16 P), par Axelle Janiak, adjointe au chef du bureau de la transformation numérique du SHD, et Jean-Christophe Lucas, chef du bureau de la communicabilité et de l’accès aux fonds au Centre des archives de Vincennes du SHD
12h40-13h00 : Discussion
Déjeuner : 13h00-14h00
Session 4 : Valoriser l’histoire de la Seconde Guerre mondiale
dans l’espace citoyen
Présidence : Emmanuel Laurentin, homme de radio
14h15-15h45 :
- Panorama des activités culturelles valorisant l’histoire de la Seconde Guerre mondiale au ministère des Armées, par Dominique Espinasse, sous-directrice des politiques culturelles, ministère des Armées et des anciens combattants
- Des archives aux documentaires, retour d’expérience, par Jean Bulot, auteur, réalisateur de documentaires
- Le légendaire familial entre mémoire et science, par Philippe Douroux, journaliste
- Intégrer les archives de la Seconde Guerre mondiale et du procès Papon dans les projets culturels et pédagogiques, par Cyril Olivier, responsable des recherches et de la valorisation aux Archives départementales de la Gironde
- « Les Suppliques » : retour en images sur un projet d’éducation artistique et culturelle des Archives nationales autour de l’antisémitisme d’État, par Lucile Chartain, chargée d’études documentaires, et Lauriane Stissi, cheffe de projet développement des publics, Archives nationales
15h45-16h : Discussion
16h-16h15 : Pause
Session 5 : Et après ? Perspectives
Présidence : Denis Peschanski, historien, directeur de recherche émérite au CNRS
16h15-17h10 : La diffusion en ligne : projets en cours
- Le projet de numérisation du fonds des criminels de guerre, rendu possible par l’arrêté de 2015, par Sébastien Chauffour, conservateur en chef chargé des archives de la Récupération artistique/ZFO Allemagne-Autriche 1945-1955 aux Archives diplomatiques, et Peggy Frankston, déléguée du Holocaust Memorial Museum à Washington
- Indexer le fichier de contrôle des Juifs de la Préfecture de police de la Seine : objectifs, méthodes et perspectives, par Dorothée Boichard, documentaliste au service Archives, et Cécile Lauvergeon, chargée de projets informatiques, Mémorial de la Shoah
17h10-17h30 : Le Livre Blanc relatif aux recherches et à la transmission de la Seconde Guerre mondiale, par Thomas Fontaine, docteur en histoire, coordinateur du Livre Blanc, et Claire Feniger, chargée de mission
17h30-17h45 : Discussion
17h45-18h00 : Conclusion et recommandations, par Bruno Ricard, chef du Service interministériel des Archives de France, et Anne Simonin, directrice de recherche au CESPRA / CNRS, UMR 8036